La transmission du plaisir

Publié le par Michel Mourlet

Chers amis lecteurs, sous le Pont Mirabeau ou ailleurs le temps s’écoule et vous avez quelque motif de me reprocher mon silence. Mais j’invoquerai des excuses, toujours les mêmes, toujours valables : comme d’habitude je chasse plusieurs lièvres à la fois, ce qui m’épargne la monotonie ; je cours de l’un à l’autre sans prendre le chemin qui mène à mon Journal.

Au sujet de ce dernier, quelques précisions sur son démégement. Jusqu’à présent, sous le titre « Carnet de route », il était accueilli par monGenie.com ; le voici transféré sur Overblog. En effet, certains dysfonctionnements, en particulier dans l’accès à l’administration, et complications telles qu’un double hébergement (monGenie et Kazeo), plus quelques difficultés ou impossibilités dans le traitement de texte, ont dissuadé le blogueur de poursuivre sa route sous l’égide de monGenie. Les archives de mon « Carnet de route » tenu depuis mai 2006 restent peut-être visibles à l’adresse habituelle, ou peut-être pas, toute opération se révélant de plus en plus aléatoire chez cet hébergeur qui m’avait semblé agréablement simple il y a une dizaine d’années, mais que je déconseille aujourd’hui aux apprentis blogueurs. Une possibilité existe en tout cas de consulter lesdites archives, ou au moins une partie d’entre elles jusqu’en 2009, sur le site de capture d’écran archive.is.

Si je fais aujourd’hui ce détour par mon « Carnet de route », qui endosse désormais le titre général « Journal critique » coiffant l’ensemble de mes écrits mémoratifs, c’est pour vous signaler – à ceux d’entre vous du moins que tourmente le sort de notre langue – deux de mes incursions toutes récentes sur le front de cette guerre que nous menons depuis François Ier et Du Bellay. Guerre jamais complètement gagnée, mais jamais perdue, ce qui implique une vigilance de tous les instants aux créneaux dentelés de notre citadelle.

L’amour de la langue, c’est aussi une question de partage du plaisir, comme l’amour des corps. Si nous voulons que nos descendants puissent jouir des vers de Racine comme nous en jouissons encore, il nous faut préserver pour eux et savoir leur transmettre tous les ingrédients de la volupté. Parmi ceux-ci, l’apprentissage des langues dites « mortes», plus que jamais mis en cause en ce moment même, apparaît décisif. C’est pourquoi j’ai donné à Politique Magazine une étude intitulée « À quoi sert le latin ? », que l’on peut consulter en suivant le lien : http://www.politiquemagazine.fr/a-quoi-sert-le-latin/ Et puis, pour revenir à un autre événement déjà recouvert par les vagues successives de l’actualité, j’ai publié dans le N° 256 de la revue trimestrielle Défense de la langue française un article d’humeur, de très mauvaise humeur, « L’écrasement de l’Airbus A 320 » qui dénonce l’utilisation par tous les journalistes français (contrairement à leurs confrères québécois) du mot anglais crash pour désigner toute catastrophe aérienne. Association Défense de la langue française : 222, avenue de Versailles, 75016 Paris. 01 42 65 08 87. www.langue-francaise.org. Courriel : dlf.contact@orange.fr

Enfin, je ne voudrais pas achever ce billet sans vous signaler, chers lecteurs écœurés de la vaseline compassionnelle et de la pensée préfabriquée, dans les Carnets politiques de mon vieux camarade Patrice Dumby, quelques notes récentes concernant l’actualité nationale et internationale, dont les titres se passent de commentaire : « Balivernes grecques et autres foutaises », « Dernières Nouvelles des imbéciles » et le reste à l’avenant. http://carnetspolitiquesdepatricedumby.over-blog.fr/

Bonne lecture et à bientôt.

Publié dans Culture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article