Comment s'écrit l'Histoire (suite)

Publié le par Michel Mourlet

~~Je viens de le découvrir sur Internet : j’ai écrit dans Aspects de la France. Je ne le savais pas, vous non plus, mais c’est mon ami Bertrand Tavernier qui l’affirme, dans une livre d’entretiens avec Noël Simsolo. Cela nous renvoie à ce que je disais dans un précédent billet de la manière dont s’écrit l’Histoire, que ce soit d’ailleurs dans ses grandes lignes ou ses plus microscopiques détails, celles-là trouvant généralement leurs assises dans le filiforme sillon de ceux-ci.

J’ai beaucoup de respect pour Aspects de la France, journal de bénévoles à la fidélité politique ardente et à l’amour de la patrie jamais pris en défaut, qui n’a jamais vécu des subsides de Staline comme les feuilles de chou rouge patronnées à la grande époque par Aragon et sa clique d’imposteurs ; journal qui n’a jamais poussé non plus la France dans les impasses ménagées par la gauche des intellocrates, impasses, marécage, enlisement européiste et moralisateur où elle se débat aujourd’hui. Pourtant, contrairement à beaucoup de mes amis et relations littéraires, Michel Déon, Roland Laudenbach, Gabriel Matzneff, Pol Vandromme, Antoine Blondin, Roger Nimier, je n’y ai jamais écrit une ligne. J’ai exprimé à plusieurs reprises, dans des livres ou des entretiens, la sympathie que m’inspire le courant monarchiste, comparé au grenouillage démocratique, mais je n’y ai pas plus adhéré qu’à aucune autre politique, ne serait-ce qu’en raison de son étroite accointance avec la métaphysique monothéiste, laquelle, comme on sait, me paraît la source de bien des erreurs du monde moderne. Ainsi soit-il.

Publié dans Culture

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